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l’entomologiste de Savonnières

NR Indre-et-Loire - Cherchez la p'tite bête

Il aime papillonner

Puces, pucerons, punaises, poux ? Non, Jean-Loup Chatelain en pince pour les papillons et uniquement pour eux. « La France compte 5.500 espèces de lépidoptères, l'Indre-et-Loire 1.780 dont les deux tiers de microlépidoptères », annonce-t-il en vous serrant la main.

L'entomologiste niché dans un beau coin de campagne de Savonnières vous plonge d'entrée dans son curieux univers de chrysalides, nymphes, larves, phéromones, antennes et mandibules, adèles et cocons de soie, larves et chenilles…

Il est un des plus grands spécialistes de la question, mais préfère, par modestie, citer Alain Cama, de La Chapelle-sur-Loire, sa référence, le pape des petits papillons. Jean-Loup Chatelain a « plusieurs milliers » de spécimens épinglés et étiquetés sur ses cartons, et a « couvert » et étudié 90 % du département sur la trace des lépidoptères, dont les zygènes, ces « papillons classés de nuit mais qui volent le jour, qu'on trouve plutôt sur des sols calcaires, et des plantes de la famille du trèfle ».

" Il n'y a plus de moucherie comme autrefois "

Il était enfant, du côté de Monnaie, quand il a commencé à attraper avec le filet de tulle de sa grand-mère ces drôles d'insectes aux couleurs parfois étonnantes.
Il reste enfant quand il découvre de nouvelles espèces : ce fut le cas l'an dernier en Touraine. Avec lui, sur son microscope, on observe les « écailles » d'un papillon, qui n'ont rien à voir avec celles des poissons. Jean-Loup Chatelain doit « disséquer les armures génitales (le sexe) des papillons pour les identifier ».
Le scientifique amateur se souvient des dernières grandes années à papillons, 1974-75-76, en pleine sécheresse : « Depuis, c'est une longue décrue ». Et comme il le dit, « il n'y a plus de moucherie comme autrefois. Je reviens du sud de la France, 1.000 km sans devoir laver mon pare-brise. Jadis, quand mon père sortait sa Traction, je me souviens qu'au bout de 100 km, son pare-brise était couvert d'insectes. »

Il s'en prend aux pollueurs de tout poil, à la « chimie agricole », aux « petits jardiniers » du dimanche et à ceux qui assèchent les zones humides. Mais, sa bête noire, c'est le girobroyeur. Tout passe à la moulinette, batraciens, reptiles, oiseaux nicheurs, bestioles : « Il faudrait couper l'herbe, en laissant quelques centimètres en sol, et non pas tout broyer. Chaque papillon a sa plante, et chaque plante à son substrat. » La nature est d'une extrême fragilité.
Jean-Loup Chatelain explique que le papillon « est beaucoup plus fragile que la libellule qui peut continuer à voler avec une aile amputée.
Le papillon vit de quelques jours à quelques mois, se nourrit du nectar des fleurs. Sa couleur est liée à la pérennité de l'espèce. Elle lui permet de se cacher des prédateurs, de faire peur ou d'attirer ».

Et quand il parle de l'azuré du serpolet, « une dizaine de stations dans le département » ou du grand monarque, « un beau voilier », il vous donne envie de papillonner.

Olivier Pouvreau.

 

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